

Christian CANTOS est né au Québec le 30 Novembre 1967 d’un père juif espagnol et d’une mère française. Arrivé en banlieue parisienne à l’âge de 2 ans, il passe sa jeunesse en basse Normandie. Dès l’adolescence Christian part sur les chemins. Viennent les longues années d’errance à travers la France, jusqu’à la rue qu’il rencontre dès ses 21 ans avec ces squats, l’ivresse et ses déchirures, son froid ou sa chaleur et sa puanteur. CANTOS peint pour survivre. Il décore les bistrots, les restaurants ainsi que les centres culturels et les boites de nuits. Dans les moments les plus durs, Christian CANTOS dessine à la craie sur les trottoirs et décore les vitrines des commerçants de la simple boucherie, au hall de gare. Puis il entreprend la création d’affiches culturelles, de décors de théâtres, de pochettes de disques, peintures sur voitures, vélos et motos. Il tiendra même pendant 2 ans une boutique de tatouage. Christian CANTOS s’adonne également à la chanson, joue de la guitare folk et de l’harmonica, et publie 2 albums. Il assiste à de nombreux festivals dont entre autres ceux de Bourges, Coutances, Vannes et les Francofolies de la Rochelle. Toute sa vie, il déménage, et subit les influences de plusieurs profs d’art. Il vit à Pont Aven, St Malo, Lyon, Châteauroux, Vézelay, Caen, Rouen, Annecy, Brignoles, Aix en Provence, Paris, Marseille. Jusqu’à ses 35 ans, CANTOS vivra en semi-SDF luttant contre sa dépendance à l’alcool et aux drogues. Après une énorme remise en question, Christian CANTOS décide de reconstruire sa vie. Il habite avec Virginie avec qui il donne naissance à 2 petits garçons. Christian Cantos vient de franchir la barre de la quarantaine, en continuant toujours de peindre, de chanter de jouer. Il habite désormais sur les bords de la frontière France Belgique à Montmédy dans la Meuse au dessus de Verdun. Son atelier est dans une citadelle construit par Vauban il y à 5 ou 6 siècles. Il travaille tous les jours dans une salle des remparts. Son style s’affirme et s’affine, dans son oeuvre. Il y cicatrise toutes ces amertumes et ses défaites. Il y exorcise tous ses démons chopés par-ci par-là dans tous ces labyrinthes traversés. Il peint tous ces trésors qu’il y aura découvert qui ne sont autre que la peur, l’angoisse et la foi, l’humanité, la simplicité et la folies, le partage et l’envie, la mort et la vie, le doute et l’espérance, l’Amour aussi. La quête continue.

Maison des Arts d’Evreux



